"Qui suis-je ?"

Mes racines sont plantées dans le sud de la Bretagne, où je suis né, il y a 40 ans.
C'est là que tout a commencé : la découverte du théâtre, du jeu d'acteur, de l'écriture aussi. J'y retourne régulièrement pour retrouver ma famille qui vit encore là-bas et aussi pour profiter du soleil (c'est un secret : tout le monde pense qu'il pleut en Bretagne). Depuis, je vis en région parisienne avec mon épouse et mes deux enfants.

Mon approche sur le théâtre et la comédie

Avec une espèce d'obsession maladive je crois, je suis - les oreilles bien ouvertes - aux aguets permanents de ces petites évènements amusants, inattendus, curieux, qui vont me conduire petit à petit vers autre chose.

Le rire est une sorte d'hymne à la sincérité. La vérité de nos émotions collectives à l'état brut : voilà la raison essentielle qui me pousse à écrire des comédies populaires. Je pense que c'est aussi ce que recherchent les comédiens qui interprètent mes textes.

"Le boulevard à ma façon"


Lorsque je me lance dans l'écriture d'une nouvelle comédie je m'impose toujours trois règles (secrètes) : la pièce doit se dérouler en temps réel (pour la dynamique), dans un seul décor, avec des rôles équilibrés (pour la cohésion d'ensemble).
Cette dernière est la plus difficile à tenir : trois où quatre personnages se détachent souvent en nombre de répliques et en complexité psychologique (leur comportement évolue au fil de la pièce, leur caractère passe de l'hypocrisie à la sincérité, de la cruauté au dévouement, du blanc au noir, du froid au chaud, etc.). Ils doivent être à la fois attachants et détestables.
Les autres personnages, de rôles plus courts, sont taillés dans le " brut ", ils ont un contour psychologique volontairement plus spontané. Cela pour emporter le public avec un maximum d'efficacité sur un nombre réduit de répliques. Ces " seconds " rôles, en fait essentiels, donnent rythme et percussion à la pièce, ils participent aussi au dénouement. Je veux parler ici de " Léon " ou " Pinkie " dans " Je n'ai pas un métier facile ! " par exemple.

Un dernier type de personnage que j'aime beaucoup, donne de la fluidité à l'ensemble. C'est le "pivot" de l'histoire. Il intervient de façon récurrente et en total décalage avec l'intrigue. C'est par exemple le " Plombier " dans " Je n'ai pas un métier facile ! " ou " Madame Gonde " dans " Attention, la meute débarque ! " ou  encore "Georges" dans "Pas de bol ! ". C'est un rôle clé puisqu'il modifie (bien malgré lui) l'orientation des évènements.

Le temps qu'il me faut pour écrire une pièce est variable. Pour " je n'ai pas un métier facile ! ", il m'a fallu moins de 4 mois et pour " Attention, la meute débarque ! " près d'une année…

Quant à l'inspiration, c'est une sorte de petit 'animal craintif qu'il faut savoir dompter. C'est parfois une image furtive, un début de scène de vie qu'il faut creuser, une réplique amusante entendue par hasard, un thème, etc. Ensuite, on mélange le tout, on fait cuire à feu doux durant un quelques mois (en faisant bien attention que ça ne colle pas au fond), on assaisonne comme il faut, et surtout, on goûte avant de servir...

"Mes projets"

Actuellement je réfléchis à une nouvelle grande comédie dont l'écriture ne débutera probablement pas avant plusieurs mois. Le temps que tout cela fermente un peu.

Pas de bol !

                            Le théâtre de Pail

Attention la meute débarque !

                            Troupe de l'entr'acte

Je n'ai pas un métier facile !

                        Troupe Les Farfadets


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